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A la une Ma Playlist du moment
Grâce à Deezer.com, on peut enfin mettre légalement de la musique "copyrightée" sur Internet. J'en profite donc pour lancer cette petite playlist que je mettrai à jour régulièrement, que ce soit avec des titres nouveaux ou plus anciens. Si elle peut permettre à des artistes que j'apprécie et qui n'ont pas forcément une grande médiatisation de vendre quelques disques supplémentaires, autant en profiter !

Pour l'écouter, puisqu'AlloCiné n'est pas décidé à nous donner l'occasion de mettre une playlist en flash venue de l'extérieur, il suffit d'aller sur mon autre blog. Pour cela, cliquez là : Playlist du moment
 
"La Science des Rêves", réalisé par Michel Gondry



Je suis la carrière de Michel Gondry de près depuis le fameux clip de « Around The World » des Daft Punk, qui me scotchait et me scotche encore devant la télé à chacun des ses passages. J’ai depuis eu l’occasion de voir la majeure partie de ses clips, à quelques exceptions près, tous plus inventifs les uns que les autres. Côté ciné, Human Nature, premier film déjà bien barré ne m’avait pas véritablement séduit. Eternal Sunshine Of The Spotless Mind, en revanche, a trouvé place dans ma dvdthèque dès sa sortie et figurait parmi mes trois ou quatre films favoris en 2004. C’était donc avec une grande impatience que j’ai attendu et suivi la production de cette Science des Rêves depuis plus d’un an maintenant. Résultat des courses, c’était avec une sensation étrange que je débute cette critique. D’un côté je suis une nouvelle fois bluffé par son talent, de l’autre je ne suis pas totalement convaincu par le film.

Et pourtant, en énumérant qualités et défauts, je n’ai pas grand chose à lui reprocher. Gondry sait sans doute mieux que quiconque mettre en image les rêves et le prouve une nouvelle ici de manière admirable, tant on aime entrer et se perdre dans les songes de Stéphane Miroux. Les délires du plus américain des réalisateurs français, qu’ils soient en carton, polystyrène, laine ou autres matériaux sont tous parfaitement réussis, beaux à regarder et toujours plein de poésie.

De leurs côtés, les acteurs principaux s’en tirent admirablement, à commencer par un Gaël Garcia Bernal qui n’en finit pas de m’étonner par son éclectisme. Charlotte Gainsbourg est dans un rôle qui lui va comme un gant. La palme revient pour moi à Alain Chabat, comme souvent, qui par sa bonne humeur, son humour irrésistible et son naturel vole la vedette à Gaël lors de certaines scènes.

Malgré tout et je ne saurais dire avec certitude pourquoi, La Science des Rêves ne m’a pas totalement convaincu. Peut-être est-ce l’absence du génial Charlie Kauffman au scénario, qui si elle fait gagner à la réalisation de la personnalité, fait également perdre au film un peu d’intérêt et rend le résultat parfois un peu trop brouillon, même si c’est en partie voulu. Ou peut-être est-ce simplement une légère lassitude du travail de Gondry, les effets du film n'étant finalement pas si originaux que ça en regard de ses clips, dans lesquels on retrouve déjà les mêmes obsessions et effets, qu’ils soient anciens ou récents.

Toujours est-il que La Science des Rêves fait sans aucun doute partie des films à voir en ce moment, même s’il n’est pas simple d’accès.

Note : 3,5 / 5
 
La Science des rêves - My rating for this film:
Directed by Michel Gondry
Cast Gael García Bernal, Charlotte Gainsbourg, Alain Chabat, ...
Production year: 2005
"Lady In The Water", réalisé par M. Night Shyamalan



Le nouveau Shyamalan est arrivé, dans tous les sens du terme. Deux ans après son controversé Village, voici donc le non moins controversé (plus en fait) Lady in the Water, littéralement descendu par la critique, et en partie boudé par le public américain. Un contexte, qui m’a quelque peu pousser à craindre le pire, pour un réalisateur que je considère parmi les plus (le plus?) talentueux de sa génération, aussi bien au niveau de la narration que d’un point de vue purement technique.

Quelques petites heures après son visionnage, me voilà totalement rassuré. Night signe ici son film le plus personnel, interprétable, comme souvent, à plusieurs niveaux.

La premier degré de lecture est celui du simple conte fantastique, à travers un scénario écrit pour ses deux filles, comme il le précise à la fin du générique. Une histoire merveilleuse, au sens littéraire du terme, qui perdra peut-être en chemin quelques spectateurs par son côté invraisemblable et proche de la rêverie (n’oublions pas qu’il s’agit d’un conte), bien que les bases soient ancrées dans la réalité.

C’est d’ailleurs ce dernier point qui offre le second niveau de lecture. On retrouve ici les thèmes chers au réal, à savoir la foi, trouver un sens à sa vie, la peur. Night cherche à nous faire réfléchir sur notre place dans la société.

Mais Lady in The Water est surtout un film très autobiographique, voire autocritique et même autoparodique. Shyamalan nous explique ici pourquoi et comment il fait du cinéma. Ainsi le personnage du critique, outre sa vocation évidente à une certaine vengeance et moquerie, est aussi une réflexion sur ses propres scénarios, toujours si attendus depuis le fameux twist de Sixième Sens, et sa manière d’écrire.

Comme d’habitude, chaque plan est étudié et millimétré. On ressent peut-être moins de virtuosité que dans Incassable par exemple, mais quelques images tout bonnement magnifiques sont distillées tout le long du film, à commencer par un tout dernier plan magistral. Côté acteurs, Paul Giamatti est juste parfait, émouvant et drôle à la fois. La plupart des seconds rôles ne sont pas en reste, le seul critiquable pour son jeu étant peut-être Shyamalan lui-même. L’humour et l’absurde tiennent également une part plus importante qu’à l’accoutumée (bien que Signes possédait déjà son lot de scènes comiques), faisant basculer un peu plus encore le film dans l’irréel. Et comment ne pas toucher un mot de la bande originale de James Newton Howard, superbe comme à chacune de leur collaboration.

Bref, un très beau film à voir (et à revoir pour bien en saisir toutes les subtilités), pour peu que l’on veuille bien croire au fondement de l’histoire comme tous les personnages du film y croient, et qui risque de marquer un tournant dans la carrière du réalisateur.

Note : 4,25 / 5
 
La Jeune fille de l'eau - My rating for this film:
Directed by M. Night Shyamalan
Cast Paul Giamatti, Bryce Dallas Howard, Jeffrey Wright, ...
Production year: 2006
"Superman Returns", réalisé par Bryan Singer



Grand admirateur de Bryan Singer (Usual Suspects, les deux premiers X-Men, Un Eleve Doué, ...) et du premier film de Richard Donner, j'attendais assez impatiemment de voir le résultat de ce retour de l'homme au slip rouge, super héros qui ne figure pourtant pas, à mon avis, parmis les plus intéressant malgré sa grande popularité.

Résultat des courses, je suis déçu. Hormis lors de quelques trop rares scènes, je n'ai pas ressenti la patte Singer, lui qui sait d'habitude apporter une certaine profondeur à ses films et qui était, notamment, si bien parvenu avec les X-Men à parler de l'exclusion, au-delà d'une simple rivalité bien/mal. Et pourtant, il y a je crois de quoi faire là-dessus avec Superman. Malheureusement, ce thème n'est que grossièrement survolé, Singer se contentant le plus souvent de nous refoutre le discours de Marlon Brando dès que Clark est triste (on aura compris qu'ils sont fier d'avoir restauré les fameuses bandes au moins ...).

Autre point qui m'a fortement déplu, j'ai quasiment plus eu l'impression de voir "SuperLoïs" que Superman. Au point d'ailleurs que malgré tout ce qu'elle peut se prendre dans la tronche pendant plus de deux heures, ce n'est pas elle qui termine la plus mal en point, sans trop vouloir spoiler. A vrai dire, elle s'en sort même toujours sans la moindre égratignure. Je veux bien que l'on soit dans une adaptation de comics, à Metropolis, avec tout ce que cela comporte d'irréaliste. Mais pour le coup, je trouve que les limites ont été franchies, si bien qu'après la scène de l'avion (comble du ridicule pour Loïs), il m'était difficile de croire à la suite des évènements et tout simplement d'être dans le film.

Côté casting, Brandon Routh m'a plutôt convaincu. Il a ce côté lisse et un peu niais qui colle au personnage. Kevin Spacey aurait, de son côté, pu (dû même) faire un excellent Luthor, si son personnage n'avait pas été aussi bâclé et dénué d'intérêt. On sent pourtant tout son potentiel durant une ou deux scènes. Et comme je le dis souvent, pour moi un bon super héros, c'est avant tout un méchant réussi. Difficile donc, encore une fois, d'adhérer. Quant à Kate Bosworth, elle fait ce qu'elle peut, mais manque cruellement de charisme à mon goût.

Restent quelques bons points tout de même. Techniquement, il n'y a rien à redire. Les images sont belles, les effets spéciaux réussis, et Singer prend le temps de bien utiliser tous les pouvoirs de son héros.

Je reste tout de même sur un goût plus qu'amer et regrette aujourd'hui encore plus que Bryan Singer ait quitté le navire X-Men ...

Note : 1 / 5
 
Superman Returns
Directed by Bryan Singer
Cast Brandon Routh, Kate Bosworth, Kevin Spacey, ...
Production year: 2006
"Ils", réalisé par Xavier Palud et David Moreau



Attiré par le buzz autour de ce film, je me suis enfin décidé à sortir de ma torpeur cinématographique actuelle (j'ai tout loupé depuis pas mal de semaines ...).

Au final, je ne suis qu'à demi-convaincu. On va commencer par le principal atout du film: l'utilisation de la DV. L'immersion dans cette vieille baraque au milieu d'un bois est dès les premiers instants décuplée. La paternité de Blair Witch est évidente, mais finalement moins gênante que je ne l'aurais cru. Là où le bas blesse, c'est que si l'apport au niveau de l'ambiance est indéniable, ce support pose aussi rapidement ses limites. Les effets étant forcément limités, le même schéma se répète indéfiniment, à savoir une silhouette qui poursuit un des deux protagonistes dans l'obscurité. Alors un coup, on se cache sous un meuble, un autre derrière une voiture, mais au final on en revient toujours au même. Du coup, le soufflé retombe rapidement une fois les deux premières scènes du genre digérées, le scénario réaliste, mais simpliste, n'aidant pas. Un peu plus de diversité aurait été bienvenue.

Dommage également que l'utilisation du son n'ait pas été un peu plus poussée. Là où il aurait fallu nous désorienter en faisant provenir des sons de partout pour compenser la qualité de l'image, les réalisateurs se contentent d'un unique son, certes un peu étrange, mais une nouvelle fois bien trop répétitif.

Quand au fameux final dont on m'a rebattu les oreilles, dommage qu'il soit si simple à deviner, à partir du moment que l'on sait qu'il y a une "surprise" à la fin et qu'il y a deux ou trois indices dans les répliques au début. Qui d'autre celà aurait-il pu être ? Personne ...

Bref, un film divertissant, qui aurait gagné à être un court plutôt qu'un "court long", mais aussi la promesse d'une carrière intéressante pour ces deux réals, en espérant qu'ils ne vont pas trop se fourvoyer aux Etats-Unis puisque la suite de leur carrière se fera pour le compte d'Hollywood

Note : 3 / 5
 
Ils - My rating for this film:
Directed by Xavier Palud, David Moreau (II), David François Moreau
Cast Olivia Bonamy, Michaël Cohen, Alexandru Boghiu, ...
Production year: 2005
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